Je suis la ligne des arbres sur le ciel,
Je berce mon regard dans les feuillages mouillés…
Voici l’automne au crépuscule cerné,
Et l’horizon des forêts du ciel.
J’écoute: Tous les bruits , devenus rares,
Comme le vert sur les tiges…
Mais des corneilles rauques sont arrivées,
Leur vol dessinant une couronne d’épines.
Sur le bleu plus tendre que jamais,
Le noir envol renoue ses cercles à la brune,
En infini balancement montant,
Vers le lever de fin de lune.
Le blanc éclat des neiges futures,
Rêve de vapeurs sur le limon,
Haute et triste, la Lune qui meurt
Veille au bout du monde.
